La maladie de Dupuytren
Rétraction de l’aponévrose palmaire.
La maladie de Dupuytren est une pathologie fibroproliférative affectant l’aponévrose palmaire superficielle. Elle se manifeste par un épaississement progressif de cette structure, entraînant la formation de brides responsables d’une flexion irréductible des doigts. L’extension devient progressivement limitée, bien que la flexion soit généralement conservée.
Elle touche majoritairement les hommes de plus de 50 ans, parfois de manière bilatérale. Des antécédents familiaux, le diabète ou certains traumatismes locaux peuvent en favoriser l’apparition. Des localisations similaires peuvent exister : la maladie de Ledderhose (plante des pieds) ou de Lapeyronie (verge).
La maladie de Dupuytren
Les symptômes
Trois signes cliniques caractéristiques :
• Brides : cordes sous-cutanées tendues dans la paume et vers les doigts.
• Nodules : petites masses dures palpables.
• Ombilications : rétractions cutanées donnant un aspect en creux à la peau de la paume.
Les examens complémentaires
Le diagnostic est clinique. Aucun examen d’imagerie n’est requis dans les formes typiques. La classification de Tubiana permet de graduer l’atteinte et d’orienter la stratégie thérapeutique.
Le traitement
Aucun traitement médical curatif n’existe. La prise en charge chirurgicale est indiquée lorsque le patient ne parvient plus à poser la main à plat sur une surface plane. L’objectif est de restaurer l’extension fonctionnelle des doigts.
Deux principales options existent :
- Aponévrotomie à l’aiguille : intervention rapide visant à sectionner une bride fibreuse. Elle améliore la mobilité mais la lésion n’étant pas retirée, le risque de récidive est élevé.
- Aponévrectomie : technique de référence consistant à retirer les tissus pathologiques. Cette intervention est parfois associée à une greffe de peau ou à une cicatrisation dirigée (fermeture progressive de la plaie). Elle est réalisée sous anesthésie locorégionale, en ambulatoire.
Dans les suites opératoires :
• Mobilisation immédiate des doigts pour éviter l’enraidissement.
• Port d’une attelle dynamique selon les cas.
• Interdiction du port de charges lourdes.
• Soins infirmiers pendant 2 à 3 semaines.
• Antalgiques oraux systématiques.
• Consultation de suivi à 1 semaine post-opératoire.
• Séances de kinésithérapie selon l’évolution.
• Arrêt de travail de 3 à 6 semaines.
Les résultats
L’aponévrotomie permet un gain rapide en extension mais expose à un risque plus élevé de récidive. L’aponévrectomie permet une prise en charge plus complète, avec un meilleur contrôle à long terme de la pathologie, au prix d’une récupération fonctionnelle plus progressive et de soins post-opératoires plus contraignants.
Complications possibles
- Raideur articulaire : en cas de mobilisation insuffisante ou d’atteinte évoluée.
- Infection post-opératoire : à évoquer si douleur pulsatile ou écoulement.
- Lésions nerveuses ou vasculaires : rares, mais plus probables dans les formes sévères.
- Algodystrophie : réponse neurovégétative anormale, provoquant douleurs, œdème et rougeur prolongés.
- Complications cutanées : plus fréquentes chez les patients fumeurs.
- Récidive : possible dans les deux techniques, plus rare après aponévrectomie, pouvant nécessiter une nouvelle intervention.
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